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01 octobre 2009

Déclaration de François Pérol, vice président de la FBF, 1er octobre 2009

La réunion d'aujourd'hui à l'Elysée a été l'occasion de faire le point avec le Président de la République sur les décisions adoptées au sommet du G20.

 

Nous nous sommes félicités que des principes importants proposés par l'Europe, et en particulier la France, aient été retenus, qu'il s'agisse de l'adoption du système de normes prudentielles Bâle 2 au niveau mondial, des systèmes de rémunération ou des relations avec les pays non coopératifs.


L'adoption au niveau mondial dès 2010, des normes prudentielles de Bâle 2 comme mesure des fonds propres fondée sur la qualité des risques constitue un succès décisif pour la stabilité du système financier mondial et pour une saine concurrence.


Concernant les rémunérations des opérateurs de marché, le mécanisme proposé par le G20 reprend en effet largement le dispositif que les banques françaises appliquent déjà sous le contrôle de la Commission bancaire.


De même, au sujet des pays non coopératifs, les banques françaises avaient fait des propositions en matière d'information et de gouvernance dès mai 2009 et souligné l'importance de la mise en place de listes claires par les Etats pour une meilleure efficacité.

Elles engageront la fermeture de leurs filiales et succursales dans les paradis fiscaux qui, à compter de mars 2010, figureraient encore sur la liste grise de l'OCDE et qui n'auraient pas signé de convention fiscale avec la France.


De même, s'il faut saluer l'accord sur l'objectif de convergence des normes comptables internationales, l'essentiel reste à faire pour qu'elles reflètent la performance économique des établissements.


Il faut maintenant veiller à une mise en oeuvre cohérente des principes du G 20 dans les différents pays afin qu'ils favorisent bien la sécurité et le financement de l'économie sans entraîner de distorsion de concurrence. Le renforcement des exigences en fonds propres devra donc être vraiment adapté aux risques et mis en place progressivement après une étude d'impact. Sinon, cela pourrait avoir pour conséquence de freiner la distribution du crédit, principalement en Europe car la part du financement de l'économie faite à travers les banques y est plus importante qu'aux Etats-Unis.


Si nous voulons continuer à peser, comme la France vient de le faire avec succès, sur la réforme du système financier mondial, il faut continuer à défendre la compétitivité de nos entreprises et leur développement.


 
 
 
 
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