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Juin 2016

Place financière de Paris : faire le pari de l'ambition

Dans la compétition entre places financières, Paris est challenger mais affiche ses ambitions. Notre place dispose déjà de plusieurs atouts, auxquels s'ajoute désormais la mobilisation des collectivités territoriales franciliennes. Paris doit encore renforcer son attractivité. Nous avons pour cela besoin d'un engagement de l'Etat et d'un signal fort en matière fiscale.

Une Place financière joue un rôle clé dans le dynamisme d'une économie, que ce soit en termes d'emplois directs et induits, d'orientation de l'épargne vers l'investissement ou encore de débouchés pour les talents. L'exemple de Londres est à ce titre frappant... Quels sont les atouts dont dispose Paris ? Tout d'abord la matière première, une réserve d'épargne considérable : les ménages français épargnent 16% de leurs revenus et l'industrie française de la gestion pèse 3600 milliards d'euros. Ensuite, des filières de formations financières mondialement reconnues. Bien sûr, notre écosystème favorable à l'innovation, l'émergence et le développement de nombreuses Fintechs en témoignent. Ensuite, des infrastructures adaptées et en cours de rénovation, pour l'immobilier de bureau comme pour l'environnement (transports, écoles...). Enfin, et c'est la carte maîtresse, de grands acteurs de l'industrie financière dans la banque, l'assurance et la gestion d'actifs qui jouent un rôle moteur, et des infrastructures de marché performantes. Euronext est la première Bourse de la zone euro pour les actions.

Il faut de grands acteurs pour des financements ambitieux. Ce message est désormais bien compris par les collectivités territoriales. La région Ile de France, le département des Hauts de Seine et la Ville de Paris viennent d'affirmer leur engagement collectif au colloque "Paris : Welcome to Europe", le 8 juin, en faveur de l'attractivité de notre Place financière dans les domaines qui sont les leurs : formation, infrastructures, immobilier... C'est un changement majeur.

Que nous manque-t-il encore pour franchir un cap décisif ? Avant tout, un signal clair de l'Etat sur son intérêt pour cette filière industrielle, notamment en matière fiscale. Le désavantage compétitif est tel que Paris ne serait aujourd'hui qu'en cinquième position comme "place de repli" en Europe en cas de Brexit pour le secteur financier ! C'est dramatique, et tellement dommage. La Place de Paris a besoin d'un cadre fiscal favorable, stable et compétitif. La taxe sur les salaires est un non sens économique. Une première piste, simple et rapide à mettre en pratique, consisterait à améliorer le régime des salariés "impatriés", à tout le moins en alignant sa durée sur celle du Royaume-Uni. Il faut donner confiance et envie à ceux qui voudraient faire de Paris leur centre de décision européen. L'enjeu est capital.

Marie-Anne Barbat-Layani
Directrice générale de la Fédération bancaire française

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Nos Positions

BFI, ce sont les clients qui en parlent le mieux !
Les activités de banque de financement et d'investissement (BFI) jouent un rôle central dans le financement de l'économie et pourtant elles sont mal connues. Un effort de pédagogie s'impose. C'est tout l'objet d'un film réalisé par la Fédération bancaire française afin d'apporter des réponses concrètes à une question simple : à quoi servent les BFI ? Ce film donne la parole à quatre entreprises, de secteurs d'activité et de tailles variés, ainsi qu'à une collectivité locale, afin qu'elles témoignent des solutions que leur apportent leurs banques. Les BFI, ce sont les clients qui en parlent le mieux : elles leur servent à développer leur activité dans la sécurité, à réaliser des investissements ou encore à se protéger contre les risques de change... Une réalité très éloignée des caricatures.

Lien vers le film BFI

Bâle IV : Les banques allemandes et françaises sur la même longueur d'onde
L'inquiétude monte au sein du monde bancaire concernant les travaux du Comité de Bâle sur la pondération des risques de taux, de crédit et opérationnel. Bien que le Comité ait indiqué en début d'année que les nouvelles exigences en fonds propres imposées aux banques ne seraient pas "significatives", les premières évaluations de certains secteurs bancaires sont nettement moins optimistes. Les banques allemandes évaluent ainsi à 30% l'impact sur leurs risques considérables, et donc sur leurs fonds propres. Compte tenu des conséquences qui risquent d'être catastrophiques pour le financement de l'économie, la croissance et l'emploi, la FBF et l'association des banques allemandes ont décidé de joindre leurs forces. Le 21 juin, leurs représentants rencontreront ensemble Michel Sapin, le ministre français des finances et des comptes publics, pour l'alerter sur les conséquences de Bâle IV pour l'économie européenne.

Les branches professionnelles sont essentielles au dialogue social
Les travaux sur le regroupement des branches professionnelles inquiètent les banques françaises qui veulent garder leurs branches ! Le secteur bancaire français se caractérise en effet par la diversité de ses organisations et la richesse de son dialogue social. Celui-ci se déroule au sein de cinq branches professionnelles qui regroupent chacune plusieurs dizaines de milliers de salariés. Ces branches ne sont pas simplement le fruit d'une histoire, elles jouent pleinement leur rôle dans le dialogue et le progrès social. C'est l'intérêt de tous, entreprises et salariés, de les préserver. "If it ain't broken, don't fix it".

Ils l'ont dit

Déclaration de Benoît Cœuré, membre du directoire de la BCE, sur France 24 le 8 juin 2016

Nous avons la conviction que c’est à la fois l’intérêt du Royaume-Uni de rester dans l’Union européenne, et l’intérêt de l’Union européenne de garder le Royaume-Uni. L’union fait la force, et on sera tous plus forts, y compris les Britanniques, s’ils restent.

FBF et médias

Le Monde

20/5/2016

L’Europe favorable à un assouplissement de la régulation bancaire

Le débat sur la réglementation bancaire gagne de l’ampleur, et le quotidien le Monde s’est intéressé à ce sujet qui n’est pas uniquement technique mais risqué d’avoir de lourdes conséquences sur le financement de l’économie en Europe. "Les établissements estiment depuis longtemps que l’excès de règles prudentielles fragilise leur modèle et freine le développement du crédit" rappelle Le Monde. Interrogée, Marie-Anne Barbat-Layani indique que "les banques allemandes ont évalué, en grande masse, que les réglementations qui sont encore dans les cartons du Comité de Bâle, si elles étaient appliquées, feraient baisser leur rentabilité de 8,8% à 2%. Aucun secteur économique ne peut vivre avec aussi peu de rentabilité".


Wansquare

3/6/2016

Comité de Bâle : une vraie prise en main politique est nécessaire

Après Bâle III, faut-il franchir une étape supplémentaire en matière de réglementation bancaire et engager le chantier de Bâle IV ? Rien ne serait plus dangereux pour le financement de l’économie européenne. Comme le souligne Marie-Anne Barbat-Layani dans un article du site d’information Wansquare, "il est indispensable d’avoir rapidement une vision au niveau politique sur ces sujets réglementaires compte tenu des enjeux pour le financement de l’économie européenne : la question centrale est d’avoir une approche cohérente entre les objectifs de la politique monétaire menée par la BCE et les decisions prises par le superviseur unique et le Comité de Bâle". Ce dernier examine actuellement la façon dont sont pondérés les risques supportés par les banques (risqué de credit, de marché, opérationnels et de taux). Il est fondamental pour la croissance et l’emploi que d’éventuelles exigences en fonds propres soient correctement calibrées et ne pèsent pas sur la capacité des banques à financer l’économie.


Financial Times

9/5/2016

Paris woos bankers threatened by Brexit

Les atouts de la Place Financière de Paris étaient en bonne place dans l’édition du Financial Times du 9 mai. A deux demaines du referendum sur l’avenir de la Grande-Bretagne au sein de l’Union Européenne, le bureau parisien du quotidien britannique des affaires a pris le pouls des institutions engagées en faveur de la Place de Paris et de son attractivité. La FBF par la voix de sa directrice générale a rappel que Paris a besoin en matière fiscal d’un signal positif à destination de ceux qui voudraient faire de la capital française leur centre de décision.


Agenda

Juin
17

ECOFIN informel - Bruxelles

Juin
20

Colloque de l'AMF sur : "L'éducation financière à l'ère du digital, quels enjeux pour l'épargne ?"

Juin
22

Réunion FBF/AFTI : "MIFID2/MIFIR : report de délai bonne ou mauvaise nouvelles ?"

Juillet
1 - 3

Rencontres Economiques d'Aix-en-Provence. Participation de Marie-Anne Barbat-Layani

Juillet
5

23ème édition des rencontres financières internationales de Paris Europlace

Juillet
8

Réunion sur le thème "Banques et quartiers" en présence de Marie-Anne Barbat-Layani - Amiens

Le tweet du mois

Le chiffre du mois

M-A Barbat-Layani « Les #banques et les #Fintech doivent travailler ensemble. Il en va de leur intérêt mutuel » @Pole_FIN_INNOV
@FBFFrance

5,2% : taux de croissance annuel des crédits à la consommation aux particuliers encore en accélération en mars 2016