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15 mars 2013

Rapport d'activité FBF 2012 : Secteur bancaire

La FBF publie son rapport sur le secteur bancaire en France en 2012. Disponible en version feuilletable, il comporte des renvois sur des interviews filmées des dirigeants de la FBF et des informations complémentaires ciblées.

 

Retrouver le chemin d'une croissance durable et d'une amélioration de l'emploi, c'est aujourd'hui l'enjeu fondamental pour notre pays. Cela passe en priorité par l'assainissement des finances publiques et la restauration de la compétitivité des entreprises. Le rôle des banques est également essentiel dans ce contexte. Les banques françaises ont montré en 2012 leur détermination à financer les projets de elurs clients, ménages et entreprises, dans un environnement difficile. L'encours des crédits à l'économie a encore progressé de 1,7 % dans une croissance économique atone.


Pour poursuivre cette mission, encore faut-il que les banques en conservent les moyens. Or, elles se heurtent à une accumulation de réglementations lourdes, notamment liées à l'application de Bâle 3, qui vont considérablement modifier le modèle de financement de l'économie française et perser sur leur capacité à prêter. Les banques françaises sont en bonne voie de respecter les nouvelles normes prudentielles au prix d'efforts considérables alors que les Américains ont reporté sin di Bâle 3, craignant l'impact de ces règles sur le crédit et la croissance.


Le futur raio de liquidité européen pèsera aussi sur le crédit. Même si Bâle en a assoupli les modalités, les banques françaises sont dans une position atypique, une part significative de l'épargne collectée ne restant pas dans leur bilan. Dans un tel contexte, l'augmentation du plafond du livret A est contreproductive parce qu'elle réduit la capacité des banques à prêter alors même que les fonds centralisés à la Caisse des Dépôts sont aujourd'hui suffisants pour le financement du logement social.


Dans ce contexte difficile, le projet de loi sur la séparation et la régulation des activités bancaires ajoute une contrainte supplémentaire, propre aux banques françaises. Ce n'était pourtant pas une urgence puisqu'elles ont plutôt bien résisté à la crise et que le rapport Liikanen a reconnu l'absence de lien entre la défaillance des banques et leur modèle d'organisation. Les banques françaises vont être ainsi les premières à se voir imposer un tel dispositif puisque les projets britannique et américain sont encore loin d'être appliqués et qu'il faudra des années pour qu'un projet européen soit mis en oeuvre.


Préserver des activités de marché performantes dans les banques est en tout état de cause indispensable afin q'uelles soient en mesure d'accompagner les entreprises et l'Etat sur les marchés. C'est essentiel pour notre pays et c'est d'autant plus indispensable que Bêle 3 va imposer aux entreprises de se financer davantage sur les marchés. La régulation du fonctionnement des marchés devrait être à cet égard renforcée.


Si les banques françaises ont pu accompagner leurs clients dans un contexte difficile, c'est aussi grâce à la mobilisation de leurs 380 000 collaborateurs. le réseau bancaire est très dense et la banque de proximité qui a continué de recruter même pendant la crise, assure partout sur le territoire un service adapté à chacun, y compris pour les populations les plus fragiles. C'est aussi la qualité de ce service, cette proximité du client qu'il faut préserver. La France a besoin de banques compétitives, fortes à tous les niveaux d'activité, aptes à assurer le financement de l'économie. C'est dans l'intérêt général.

 
 
 
 
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