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Observatoire des crédits aux ménages

Résultats complets du 26ème rapport annuel de l’Observatoire des crédits aux ménages (2013)

Les intentions de souscriptions se redressent légèrement fin 2013.

Le taux de détention des crédits par les ménages s’est établi à 47.6 % en 2013 :

  • la proportion des ménages endettés se fixe donc sous le seuil de 50 %, pour la quatrième année consécutive et descend au niveau le plus bas que l’Observatoire a eu à connaître depuis la fin des années 80 ;
  • la diffusion de l’endettement immobilier recule maintenant. Ainsi que la part des ménages accédant à la propriété, en l’absence de soutien public et après deux années de remise en cause des dispositifs d’aide à l’accession ;
  • et le recours aux crédits à la consommation, seuls ou accompagnés de crédits immobiliers, recule de nouveau, fortement.

    Au-delà des transformations de l’environnement des ménages et des modifications de leurs habitudes de consommation, le recours au crédit est toujours un élément décisif de la réalisation des projets immobiliers et de consommation. Et pour la plupart des ménages qui recourent au crédit, les évolutions constatées durant les dernières années montent que les utilisations sont plus raisonnées que par le passé : cela s’était déjà observé pour les crédits immobiliers durant les années 90, avec une meilleure préparation des projets, avec la montée de l’apport personnel … et au total, avec la forte diminution de la sinistralité. C’est maintenant ce qui se constate pour les crédits à la consommation, avec le recentrage de leur usage afin de financer, pour l’essentiel, la réalisation de projets patrimoniaux et d’amélioration de leur cadre de vie.

    Mais avec le déclenchement de la crise des dettes souveraines, les ménages ont de nouveau été conduits à réviser leurs projets immobiliers et de consommation et à limiter leurs recours aux crédits. Le taux de détention des crédits est alors descendu au point le plus bas que l’Observatoire a eu à connaître depuis 1989. L’amélioration constatée dès le printemps 2013 sur les marchés immobiliers et le regain des intentions de souscription de nouveaux crédits immobiliers et à la consommation pour 2014 laissent attendre une stabilisation prochaine, voire une remontée modérée, des taux de détention des crédits.

    Pour autant, l’amélioration attendue pour 2014 ne permettra pas de retrouver (rapidement) les taux de détention des crédits immobiliers et (surtout) à la consommation observés par le passé. D’autant qu’au-delà des conséquences que la situation macroéconomique globale peut avoir sur leurs comportements, les ménages semblent avoir modifié leur pratique de recours au crédit à la consommation, contraints il est vrai par les dispositions législatives passées ou à venir. L’érosion de l’appréciation qu’ils portent sur leur situation financière et budgétaire est en outre venue altérer leur rapport aux charges de remboursement des crédits contractés. Alors que les conditions de crédit se sont nettement améliorées, le poids ressenti et exprimé des charges s’est alourdi depuis 2011, pour retrouver en 2013 les niveaux observés durant les années 2008-2009. Cependant, la part des ménages qui estiment que ces charges de remboursement sont supportables reste élevée : à 84.5 %, donc juste un peu en dessous du niveau annuel moyen constaté depuis le début des années 2000.

26ème rapport annuel de l'Observatoire des crédits aux ménages 2014 – 1ere partie

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26ème rapport annuel de l'Observatoire des crédits aux ménages 2014 – 2eme partie

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26ème rapport annuel de l'Observatoire des crédits aux ménages 2014 – Annexe

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