Communiqués de presse
Hausse du financement des énergies renouvelables et des encours verts et durables. En 2025, pour 1 € de financement de la production d’énergies fossiles, 3,4 € financent les énergies renouvelables et 17 € des crédits verts et durables (contre 2,7 € et 13 € en 2024).
Les banques françaises maintiennent leur dynamique d’orientation des flux financiers contribuant ainsi à la transition écologique. Elles financent de plus en plus massivement les projets de transition de leurs clients, entreprises, collectivités ou particuliers. Elles publient à ce sujet leur étude annuelle de référence qui dresse les évolutions de leurs financements et de leurs actions* :
Face à l’urgence climatique, les banques françaises poursuivent le financement de la transition de l’ensemble des secteurs économiques. Leurs encours de crédits verts et durables ont augmenté de 37% en deux ans, atteignant 510 Mds€ en 2025. Les banques déploient des solutions financières pour accompagner la transition de leurs clients dans les différents secteurs de l’économie : énergie, industrie, transport (véhicules propres et projets d’infrastructures bas-carbone), immobilier (résidentiel, commercial, bâtiments publics), etc.
En matière de financement des énergies renouvelables, les banques françaises s’inscrivent dans une dynamique de place exemplaire qui les positionne comme des leaders mondiaux. Leurs encours dans les énergies renouvelables s’établissent à plus de 102 Mds€ en 2025, soit une croissance de 6% par rapport à 2024. Quatre banques françaises se classent parmi les 10 meilleurs acteurs mondiaux du marché des financements de projets d’énergies renouvelables.
Elles accompagnent également leurs clients via l’arrangement d’obligations vertes et durables. Sur ce marché également, elles figurent parmi les leaders mondiaux, avec 103 Mds€ structurés et distribués pour le compte de clients au cours de l’année 2025.
Depuis 2021, les banques françaises affichent leur volonté de contribuer au financement d’une trajectoire de transition vers une économie bas-carbone à l’horizon 2050 ; dans cette optique, elles ont publié des trajectoires de décarbonation déterminées de manière indépendante et en s’appuyant sur la science pour les secteurs les plus émetteurs de gaz à effet de serre (notamment pétrole et gaz, charbon thermique, production d’électricité, construction automobile …). Elles sont maintenant entrées pleinement en phase de mise en œuvre de ces trajectoires et de suivi de ces efforts de décarbonation de leurs portefeuilles.
Elles comptent parmi les premiers établissements à avoir défini des objectifs de désengagement progressif des énergies fossiles, et le poids de ce secteur dans leurs bilans se situe désormais à des niveaux très faibles : 0,01% pour le charbon thermique, alors que celui-ci représente encore 27% de l’énergie consommée dans le monde et que sa production a augmenté de 1% en un an (source : AIE). Le poids de la production d’hydrocarbures ne représente plus que 0,28% du total de leurs bilans, en baisse de 17% en un an, alors qu’en 2024 le pétrole et le gaz fossiles représentent encore 53% de l’énergie consommée dans le monde et que leur production a augmenté de 1,5% en un an (source : AIE).
Aucune banque française ne figure dans le top 20 du marché mondial 2025 des financements au secteur des énergies fossiles (ni pour les prêts ni pour la structuration d’émissions obligataires) établi par IJ Global.
Au-delà de l’atténuation du changement climatique, les banques françaises accompagnent leurs clients sur des enjeux environnementaux de plus en plus larges : adaptation au changement climatique, nature, eau, économie circulaire.
Elles investissent dans les compétences de leurs équipes dans l’ensemble de leurs fonctions (Risques, Ressources humaines, etc.) et de leurs métiers pour accompagner la transition écologique, avec par exemple la formation de près de 500 000 de leurs salariés aux enjeux RSE à travers le monde.
Pour Daniel Baal, président de la FBF et de la commission climat et biodiversité de la FBF : « Les banques sont conscientes que l’urgence climatique est celle de notre génération. Selon les experts, la France pourrait connaître une hausse des températures de +2,7°C d’ici 2050. 2050, c’est demain dans notre métier. En 2025, 510 Mds€ de crédits verts et durables ont été attribués – soit une hausse de près de 40% en deux ans – traduisant une nouvelle fois la forte mobilisation des banques françaises. Dans un contexte international marqué par de fortes incertitudes et des besoins d’investissements considérables, les banques françaises poursuivent leur dynamique d’orientation des flux financiers vers les projets de transition pour accompagner durablement leurs clients et l’économie dans la décarbonation des activités. »
*Les éléments publiés proviennent des six plus grandes banques françaises. Les méthodologies de comptabilisation des activités de financement en faveur de la transition progressent et s’harmonisent année après année, notamment suite au partage de bonnes pratiques et aux contraintes réglementaires. Cette amélioration continue conduit à des ajustements dans certaines méthodologies de calcul d’une année sur l’autre.
Les banques françaises leaders du Financement de la transition écologique (PDF)
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