Communiqués de presse
Sur dix ans, les prix des services financiers ont en effet progressé plus lentement que l’inflation avec une évolution de 17,4% contre 22,1%. La dernière année d’évolution des tarifs bancaires comporte donc un impact différé de la période post-COVID alors que ces prix ont été protégés par les banques pendant les années de forte inflation. La majorité des 14 tarifs des services et produits les plus utilisés voit une évolution des prix stable ou en baisse.
La lisibilité des tarifs, assurée par des supports et des intitulés normalisés (situation unique pour un secteur économique) et des outils comme l’Observatoire des Tarifs Bancaires, permet aux clients de comparer facilement les offres et de faire jouer la concurrence : les ouvertures de compte montrent que c’est une réalité.
Au sein du panier de biens et services consommés par les ménages français, analysé par l’Insee pour calculer l’inflation, les services bancaires ne représentent que 60 centimes pour 100 euros de dépenses. Rappelons qu’en outre, les prêts, non pris en compte dans un indice, se font dans les conditions les plus favorables en Europe (taux bas et fixes sur longue durée).
L’évolution annuelle mesurée par l’OTB reste impactée de façon structurelle par deux facteurs clés dans les charges des banques : les systèmes d’information et le capital humain. A titre d’exemple, l’indice Syntec (référence pour les coûts informatiques) a augmenté de plus de 2,4% en 2025 et de 4% en 2 ans.
Les % présentés par l’OTB donnent les chiffres suivants en valeur absolue, ce qui montre un impact très limité dans le budget des clients :
+ 7 centimes par mois en 2026 pour les frais de tenue de compte et seulement +29 centimes par mois par rapport au prix moyen de 2017
+ 69 centimes par an pour une carte à débit différé en 2025 et seulement + 53 centimes par rapport au prix moyen de 2017
+ 1 centime pour le premier retrait payant en 2025 mais + 10 centimes par rapport au prix moyen de 2017, en rappelant que tous les retraits dans les DAB de sa banque sont gratuits, ainsi que plusieurs retraits hors de sa banque par mois, alors qu’en moyenne les Français ne font plus que 1,6 retraits tous DAB confondus par mois en moyenne.
Les banques françaises ont par ailleurs poursuivi chacune leur engagement en faveur des publics fragiles financièrement : 98 établissements sur 99 proposent l’Offre Clientèle Fragile (OCF) à un prix mensuel inférieur ou égal à 1 euro, soit trois fois moins que le plafond réglementaire.
Pour mémoire, 57 établissements ne facturaient aucun frais d’incident aux bénéficiaires de l’OCF et 64 ne leur prélevaient aucune commission d’intervention en 2025.
Concernant la mise en œuvre de la réforme des frais bancaires de succession issue de la loi du 13 mai 2025, le rapport constate l’adaptation rapide et effective des politiques tarifaires des établissements.
La profession prend cependant acte de la décision du Conseil constitutionnel du 19 juin 2026 qui a jugé que l’interdiction générale de facturer certaines opérations portait une atteinte disproportionnée à sa liberté d’entreprendre et reconnu la nécessité de permettre une juste rémunération des diligences accomplies par les établissements bancaires.
Cette exigence est nécessaire pour contribuer à une accessibilité bancaire effective couplée à une proximité relationnelle et des services bancaires innovants et sécurisés pour tous, qui restent la marque de fabrique des banques françaises.
Les banques françaises ont par ailleurs poursuivi chacune leur engagement en faveur des publics fragiles financièrement :
Concernant la mise en œuvre de la réforme des frais bancaires de succession issue de la loi du 13 mai 2025, le rapport constate l’adaptation rapide et effective des politiques tarifaires des établissements.
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