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« Banques et finance verte » – Intervention d’Etienne Barel

A l’occasion de l’évènement « Banques & finance verte » organisé par l’Agefi ce 17 mai, Etienne Barel, directeur général délégué de la FBF, est intervenu lors d’une table ronde intitulée « Entre foisonnement réglementaire et pression sociétale, quelles exigences pour la trajectoire climatique et la décarbonation des bilans bancaires ? ».

Cette intervention a été l’occasion de rappeler que les banques françaises sont parties prenantes, au niveau mondial, d’une transition vers une finance durable qu’elles souhaitent globale. En effet, elles ont été les premières au monde à prendre des engagements concrets pour accélérer vers une économie bas carbone, elles ont signé l’Accord de Paris et ont, depuis, marqué leur volonté d’agir contre le changement climatique par une série d’engagements forts.

Ces engagements, leur volonté de conserver ce rôle de pionnier de la transition qu’elles veulent durable, globale et socialement responsable, doit se faire dans le cadre d’une réglementation considérant les enjeux de notre économie. Ce n’est qu’ainsi que la transition sera effective. En effet, si une rotation rapide des portefeuilles de prêts des banques pourrait donner l’illusion d’un changement, celui-ci ne correspondrait pas à une décarbonation tangible de nos économies. Aussi, il est indispensable, pour être véritablement efficace, que les échéances soient pensées dans une durée et selon une trajectoire qui permettront un changement profond.

Un autre enjeu concerne l’importance de partager des méthodologies communes et convergentes qui permettront de collecter des données harmonisées et fiables, de partager et mesurer l’exposition des entreprises françaises. C’est d’ailleurs l’une des premières conclusions des stress tests climatiques actuellement menés par la BCE.

Etienne Barel a enfin rappelé l’enjeu stratégique que représente l’engagement climatique pour les banques, qui font toutes des choix qui leur sont propres pour le mettre en œuvre. Si elles se rassemblent, s’engagent et coopèrent pour accélérer la transition et affirmer leur puissance commune, elles accélèrent aussi toutes individuellement pour la transition vers l’économie de demain.

Alors, « Entre foisonnement réglementaire et pression sociétale, quelles exigences pour la trajectoire climatique et la décarbonation des bilans bancaires ? » Etienne Barel l’a rappelé : la mobilisation concrète et tangible des banques françaises leur permet d’aligner leurs stratégies de financement avec les objectifs de développement durable. Les initiatives des banques et leurs choix de financement témoignent de leur engagement pour la transition énergétique. La réglementation doit ainsi rester cohérente avec une transition guidée par des engagements qui sont encore plus exigeants, sachant que ce n’est pas une politique prudentielle qui permettra une transition vers une économie moins carbonée. Les banques françaises sont pionnières et souhaitent le rester, elles prennent des engagements individuels mais aussi communs et cohérents qui permettront d’entraîner l’économie européenne et mondiale dans cette transition.

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