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Des encours de crédits en progrès, les banques françaises mobilisées au service du financement de l'économie

Les banques de la Fédération Bancaire Française, réunies aujourd’hui à Matignon, ont montré, chiffres à l’appui, les résultats de leurs efforts au service du financement de l’économie au cours du premier semestre. Elles ont réaffirmé leur mobilisation pour continuer à apporter aux entreprises et aux ménages les financements qui leur sont nécessaires.

Interrogées par ailleurs sur leurs pratiques en matière de rémunération des professionnels de marchés, les banques françaises ont tenu à rappeler qu’elles ont été les premières en Europe et dans le monde à avoir adopté depuis le début de l’année des engagements conformes aux principes préconisés par le G20, qu’elles appliquent rigoureusement sous le contrôle effectif de la Commission Bancaire.

Les encours de crédits à l’économie en France continuent de progresser
D’après les chiffres de source Banque de France, les crédits aux ménages s’élevaient, à la fin du mois de juin, à 955 milliards d’euros, en progression de 4,4 % en un an, les prêts immobiliers progressant de 5 % sur la même période. Les crédits aux entreprises s’établissaient à 772 milliards, soit +2,4% par rapport à l’année précédente. Globalement, la progression est de +3,5%, soit une croissance supérieure à celle constatée dans la zone euro.

Les taux d’intérêt sont en baisse régulière sur tous les crédits, notamment les crédits immobiliers (moins de 4%) mais aussi les crédits aux entreprises (3,4%).

Ainsi, malgré la dégradation de la conjoncture économique (la croissance du PIB de 1,3% prévue à l’automne 2008 a été en effet revue à la baisse à -3%, le PIB est en retrait de -1,2% au premier trimestre), les banques françaises ont continué à assurer le financement de l’économie et à des taux très avantageux, que ce soit à travers leur activité de crédit ou dans l’accompagnement du développement du marché obligataire.

Le plan français de soutien au financement de l’économie a donc été efficace et devrait en outre, selon le rapport de la Cour des Comptes du 30 juin 2009, apporter à l’Etat une recette en contrepartie des prêts consentis par la SFEF, estimée à 1,28 milliard d’euros pour fin 2009. Au total, compte tenu de la rémunération des titres subordonnés et des actions de préférence émis au titre de la SPPE, les recettes pour le budget de l’Etat pourraient atteindre 2 milliards d’euros.

Rémunération des professionnels des marchés financiers :
Les banques françaises, pionnières de la réforme en Europe mettent en œuvre leurs engagements avec responsabilité
Les banques françaises sont les premières en Europe et dans le monde à avoir adopté, dès le mois de février, des engagements sur la rémunération des personnels de la banque de financement et d’investissement, conformes aux principes préconisés par le G20 et approuvés par les pouvoirs publics français. Elles les appliquent rigoureusement, sous le contrôle effectif de la Commission Bancaire. Cela fait donc de leur engagement un engagement formel et contraignant. Les banques françaises souhaitent, au nom de la stabilité du système financier mondial et de l’équité de la concurrence, que ces principes, qui permettent à la fois de reconnaître les performances des salariés et de tenir compte des risques, soient partagés par l’ensemble des acteurs concernés avec lesquels elles sont en concurrence.

La banque de financement et d’investissement (obligations, actions, financements exports, instruments de couverture de taux et de change, fusions-acquisitions, financements de projets, financements spécialisés…) est un outil essentiel du développement des entreprises. Il est vital pour l’économie française, pour son rayonnement dans le monde et pour le développement de la place financière de Paris que les banques françaises restent actives et compétitives dans ces métiers à très forte valeur ajoutée, où la compétition pour les talents est et restera très forte.

Des dérives ont certes été constatées, tant en matière de prise de risque, qu’en matière de rémunération des opérateurs de marché. Les banques françaises, déterminées à ce qu’il y ait un avant et un après, se sont, dès le mois de février, volontairement engagées à respecter des règles conformes aux principes du G20.

Ces règles constituent une innovation importante et concrète qui, si elles étaient appliquées rapidement dans le monde entier, apporteraient des garanties très sérieuses contre la reproduction des dérives qui ont contribué à la crise. Elles consistent essentiellement à :
Interdire les rémunérations variables garanties au delà d’un an
Calculer celle-ci au vu du résultat net de l’activité en incorporant le cout du risque
Verser la rémunération, de façon fractionnée sur plusieurs années, pour permettre le cas échéant à ce coût du risque de se matérialiser, et conditionnée à la bonne fin des opérations.

Les banques Françaises attribueront les rémunérations variables au titre de 2009, à propos desquelles il est important de rappeler que seules des provisions comptables ont été inscrites, au regard des résultats à ce moment de l’année. Les décisions concernant les rémunérations variables 2009 seront décidées début 2010 au vu des résultats de l’ensemble de l’année.

Les banques françaises souhaitent donc vivement que le G20 poursuive son engagement en faveur de l’application de principes internationaux en la matière.


Voir aussi : Rémunération des professionnels des marchés financiers : la FBF adopte des principes communs (7 février 2009)
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