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17 février 2016

Interview de Marie-Anne Barbat-Layani, directrice générale de la FBF, sur Les Echos.fr : "Nous ne sommes pas dans la situation de crise de 2008"

Dans la matinale des Echos du 16 février, Marie-Anne Barbat-Layani, Directrice générale de la FBF, commente l'actualité : volatilité des marchés boursiers, solidité des banques françaises, révolution numérique, crédit aux PME/TPE et hypothèse du "Brexit".

 

Incertitude sur les marchés financiers

Si les marchés ont été chahutés depuis le début de l'année, pour Marie-Anne Barbat-Layani la situation est très différente de la crise de 2008 car ce ne sont pas spécifiquement les banques qui sont touchées : "Les marchés sont face à des incertitudes. La première concerne la croissance mondiale. La deuxième concerne des marchés de l'énergie et des matières premières, des pays émergents aussi, dont les taux de croissance sont en dessous des attentes. Il y a aussi une incertitude liée à la situation en Europe, notamment la perspective du référendum britannique. Ce contexte général crée de la volatilité. Il y a également quelques facteurs spécifiques au secteur bancaire, notamment l'incertitude réglementaire qui pèse sur la vision que les investisseurs ont des banques".

Transformation numérique et proximité avec les clients

La transformation numérique représente un défi et une opportunité pour le secteur bancaire. Le numérique et l'innovation font partie de l'ADN des banques. De plus, même si les usages changent, les Français restent très demandeurs de proximité et d'expertise : "Face aux grandes étapes de la vie des Français - achat immobilier, financement des études de ses enfants - le métier de banquier reprend tout son sens, et les clients ont vraiment besoin d'avoir un échange avec un conseiller. Beaucoup d'entreprises sont elles aussi très demandeuses d'avoir un interlocuteur dans la banque, aussi stable que possible et qui puisse avoir un dialogue, fréquent avec elles".

Financement de l'économie

Dans un contexte de taux bas, l'évolution du crédit aux entreprises en France est le plus dynamique de la zone euro avec une hausse de 4%. "Je citerai un seul chiffre : dans 94% des cas la demande de crédit d'investissement d'une PME est acceptée. L'encours des crédits aux entreprises en France représente 871 milliards d'euros".

De nouveaux entrants dans le monde du financement

Pour Marie-Anne Barbat-Layani, ces nouveaux acteurs ne sont pas une menace mais des partenaires potentiels. "Les nouveaux entrants, type crowdfunding, qui ont un rôle utile, représentent à peu près 150 à 250 millions d'euros. On voit bien qu'on n'est pas du même niveau que les banques mais c'est intéressant, parce que là aussi, ce sont de nouvelles modalités d'intervention. Il y a aussi les acteurs du microcrédit qui jouent un rôle important en France. Il y a souvent des partenariats entre les banques et des associations qui font du microcrédit, ou des associations ou des entreprises de crowdfunding. Toutes ces évolutions amènent les banques à réfléchir sans arrêt à l'amélioration de la relation Client".

Brexit

Pour Marie-Anne Barbat-Layani, il est souhaitable que les Britanniques restent dans l'Union européenne, mais pas à n'importe quelles conditions : "Il n'est pas souhaitable que les Britanniques quittent l'Union européenne pour plusieurs raisons, et notamment parce que tout ce qui crée de l'incertitude sur les marchés est une mauvaise chose pour tout le monde. Nous souhaitons que les Britanniques puissent rester dans l'Union européenne et dans le marché intérieur. Cependant, cela ne peut pas se faire à n'importe quel prix, et il faut que les conditions de bon fonctionnement du marché intérieur et de la zone euro ne soient pas gravement obérées par des demandes qui seraient inacceptables".

 
 
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