Communiqués de presse

La Fédération bancaire française et la Fédération Syntec dévoilent leurs propositions pour former, attirer et conserver les talents

À l’occasion des 2es Rencontres sur les Compétences de demain, organisées le 7 octobre 2026 à Paris, la Fédération bancaire française (FBF) et la Fédération Syntec dévoilent huit propositions communes pour développer les formations et les compétences nécessaires à notre compétitivité et à notre souveraineté.

Alors que les transformations numérique, technologique et environnementale bouleversent les métiers et les besoins des entreprises, la capacité de la France à former davantage de talents, à élever le niveau des compétences et à ancrer durablement les emplois qualifiés sur son territoire constitue un enjeu économique majeur.

Ce constat est partagé par deux fédérations représentant des pans importants de l’économie française. La Fédération Syntec représente plus de 150 000 entreprises des secteurs du numérique, de l’ingénierie, du conseil, de l’événementiel et de la formation professionnelle, et 1,4 million de salariés. La Fédération bancaire française représente pour sa part 320 entreprises bancaires et près de 370 000 salariés.

La Fédération Syntec et la FBF identifient trois priorités : mieux préparer les jeunes aux compétences de demain, conforter leur insertion professionnelle et faire de la France un territoire attractif pour les talents et les emplois qualifiés.

Former davantage de talents scientifiques et mieux accompagner l’orientation

Le premier impératif est de renforcer la formation scientifique dès le lycée. Les profils scientifiques sont devenus minoritaires parmi les bacheliers généraux : près de 40 % des bacheliers sont aujourd’hui sans mathématiques et les effectifs en sciences de l’ingénieur ont été divisés par cinq.

L’enjeu est aussi celui de l’orientation. Mieux faire connaître les métiers scientifiques, techniques et financiers et renforcer les liens entre établissements scolaires et monde professionnel doit permettre aux jeunes de construire des parcours plus éclairés et davantage en phase avec les besoins de l’économie.    

Cette ambition passe également par un travail spécifique pour la mixité en luttant contre les stéréotypes de genre et en faisant évoluer pédagogie, évaluation et actions volontaristes auprès des jeunes filles (parrainage…).

Faire de l’apprentissage un investissement durable dans les compétences

L’apprentissage constitue un autre levier essentiel. Son efficacité en matière d’insertion professionnelle est significative : le taux d’accès à l’emploi atteint 80 % pour les apprentis, contre 68 % pour la voie scolaire. Il contribue également à ouvrir l’accès aux études supérieures et aux emplois qualifiés à des jeunes issus d’horizons plus divers.

Dans un contexte budgétaire contraint, la FBF et la Fédération Syntec défendent un cadre stable et lisible pour les entreprises comme pour les jeunes, davantage piloté en fonction de la qualité des formations, de leur capacité d’insertion et des besoins en compétences des entreprises.

Faire de la France une terre d’emplois qualifiés

Former davantage ne suffira toutefois pas si la France ne parvient pas à conserver les compétences qu’elle forme, à attirer celles dont son économie a besoin et à maintenir les emplois qualifiés sur son territoire.

L’enjeu est d’autant plus important que la France doit recruter environ 100 000 personnes par an, notamment des ingénieurs et des techniciens, pour accompagner sa réindustrialisation. Dans le même temps, 14,8 % des ingénieurs français en activité travaillent à l’étranger, soit près de 150 000 personnes, auxquels s’ajoutent environ 15 000 diplômés de grandes écoles qui débutent chaque année leur carrière hors de France.

La bataille des compétences est donc aussi une bataille d’attractivité pour que nos talents choisissent la France pour y travailler et y construire leur carrière, et pour que les entreprises puissent y créer et y conserver leurs emplois qualifiés.

« Les compétences se construisent dans la durée. Nous devons investir dans la formation scientifique, mieux accompagner l’orientation et préserver ce qui fonctionne, à commencer par l’apprentissage. Cela répond aux aspirations de nombreux jeunes et répond aux besoins de notre économie de demain. » Maya Atig, directrice générale de la Fédération bancaire française.

« La France de 2027 devra répondre à une équation simple : comment réindustrialiser, innover et maîtriser les technologies stratégiques si nous ne disposons pas des femmes et des hommes capables de porter ces ambitions ? La bataille des compétences est devenue une bataille de souveraineté. Nous devons former davantage, mais aussi créer les conditions pour que les talents aient envie de travailler, d’innover et de construire leur avenir en France. C’est un enjeu qui doit être au cœur du prochain quinquennat. » Laurent Giovachini, président de la Fédération Syntec.

Les huit propositions de la Fédération bancaire française et de la Fédération Syntec sont présentées dans le document joint au présent communiqué.

Compétences de demain – propositions (FBF – Syntec) – PDF

1.52 Mo

Telecharger Compétences de demain – propositions (FBF – Syntec) – PDF

Benoît DANTON

bdanton@fbf.fr

06.73.48.80.40

Clara DELMOTE

cdelmote@fbf.fr

06.31.06.60.39

0 document sélectionné

Partager cet article