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05 octobre 2017

Marie-Anne Barbat-Layani : "Les banques ne transigeront jamais sur les questions de sécurité"

Marie-Anne Barbat-Layani faisait l'ouverture du Forum CB 2017 aux côtés de Pascal Célérier, Président du Conseil de Direction CB et DGA Crédit Agricole, sur le thème de la confiance numérique

 

Invitée à répondre sur l'avenir des banques françaises dans un environnement en pleine (r)évolution digitale, la directrice de la FBF a rappelé que " l'industrie bancaire et l'industrie des paiements sont des fleurons de l'industrie française et susceptibles d'être les leaders européens ".

Elle a rappelé que 4 des 9 plus grandes banques de la zone euro sont françaises ! Les banques n'ont pas peur de la concurrence, bien au contraire. En revanche, elles sont très vigilantes sur les questions d'égalité de concurrence, notamment avec l'arrivée de nouveaux acteurs (fintech ou GAFA).

S'il est bien un domaine dans lequel les banques sont en pointe, c'est le digital. " Les banques sont des acteurs directs de la transformation numérique en France. Les applications bancaires figurent ainsi dans le top 3 des applis smartphone les plus consultées le matin par les français ".

Les clients recherchent une complémentarité entre le numérique d'un côté et le modèle relationnel d'agence de proximité de l'autre. Ainsi, 70% des français sont satisfaits de leur conseiller.

La transformation digitale s'accompagne de nouveaux risques en matière de cybersécurité. Marie-Anne Barbat-Layani a ajouté " La cybersécurité est une préoccupation majeure pour les banques, les pouvoirs publics et les autorités de supervision. Les banques investissent des sommes considérables pour garantir la sécurité des systèmes et lutter contre la cybercriminalité. Elles ne transigeront jamais sur les questions de sécurité ".

C'est pour cette raison que l'ouverture permise par la DSP2 suscite de vives inquiétudes de la part de la profession bancaire. " La directive contraint les banques à donner accès à leurs infrastructures gratuitement sans reconnaître les investissements consentis pour les construire et les renforcer année après année. ". Cette directive présente en outre une mal façon puisqu'elle entre en vigueur le 13 janvier prochain et que les standards de sécurité, qui ne sont toujours pas validés, ne s'appliqueront au mieux que 18 mois après leur publication. Cette directive européenne illustre le fait qu'on ne peut se contenter d'une approche purement concurrentielle sans réflexion économique et industrielle.

 
 
 
 
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