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30 mai 2017

Des banques françaises solides qui affichent de bonnes performances en 2016

L'étude annuelle de l'ACPR qui vient de paraître fait un point sur la situation des grands groupes bancaires français à fin 2016 et sur les défis majeurs du secteur.

 

Pour l'année 2016, dans un contexte marqué par le faible niveau des taux d'intérêt, le rapport souligne la solidité des banques françaises qui affichent de bonnes performances et se comparent favorablement à leurs homologues européens. Leur rentabilité a progressé, le résultat net part du groupe s'élevant à 24,3 milliards d'euros, en hausse de 3,1 % par rapport à 2015, et le coût du risque demeure à un niveau extrêmement bas (à 10,6 milliards d'euros en baisse de 20% par rapport à 2015). Le ratio des fonds propres de base s'établit désormais à 13,2 % des exigences, en progrès de 60 points de base par rapport à 2015, ce qui représente une hausse des fonds propres de 164 milliards d'euros depuis 2008 pour ces principales banques, soit une augmentation de plus de 120 % en moins de 10 ans.


Le système bancaire français a su renforcer ses fonds propres de meilleure qualité, tout en préservant le financement à l'économie. Ainsi en 2016, les crédits accordés à l'économie sont restés dynamiques : + 4,9 % d'encours aux sociétés non financières et + 4,5 % aux ménages. Cette dynamique, la plus forte d'Europe, s'est encore accélérée à fin mars : + 5,3 % pour les sociétés non financières, + 5,6 % pour les ménages.


Le rapport met aussi en avant les défis majeurs pour le secteur bancaire :

  • Un environnement de taux bas qui continue de peser de façon importante sur les résultats des banques françaises, et en particulier sur ceux de la banque de détail en France et sur les grands marchés européens.
  • La digitalisation croissante de la relation client et l'émergence de nouveaux acteurs qui imposent aux banques de poursuivre l'adaptation de leur modèle d'activité, particulièrement dans la banque de détail, et de réaliser d'importants investissements dans le domaine numérique.
  • La règlementation qui, en l'absence d'accord sur la finalisation des accords dits de " Bâle III ", continue à faire peser des incertitudes sur les banques françaises liées à l'impact des nouvelles modalités de calcul des risques de crédit, de marché et opérationnels.

 
 
 
 
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