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Chiffres-clés - Les cartes en France et en Europe  

 
20 mars 2012

En France, les cartes sont le moyen de paiement qui progresse le plus rapidement, avec une croissance de +1 % sur un an, selon la Banque de France.

 

Les paiements carte représentent 43 % des paiements de détail en France en 2010. C'est en effet un moyen de paiement simple et pratique et l'industrie bancaire française et européenne renforce en permanence sa sécurité.



1. Chiffres-clés des cartes en France

Selon les chiffres de l'Observatoire des cartes de paiement, on estime qu'il y a 88,6 millions de cartes de paiement (interbancaires ou privatives) en France en 2010, dont :

  • 64,1 millions de cartes de types " interbancaires " (type CB). Elles représentent une valeur totale de transactions (paiements et retraits) de 453,4 milliards d'euros.
  • 24,4 millions de cartes de type " privatif ", pour une valeur totale de transactions de 19,1 milliards d'euros. La plupart des systèmes de paiement par carte de type " privatif " ne permettent pas d'effectuer des transactions transfrontalières.

2. Le paiement par carte sur Internet

85 % des internautes ont utilisé la carte bancaire pour faire leurs achats sur internet, selon l'étude Fevad / Médiamétrie//NetRatings parue en avril 2008. 98 % des utilisateurs de la carte s'en sont déclarés satisfaits.

3. Des investissements permanents dans la sécurité

Des efforts de pédagogie

En France, si les puces et le code secret assurent un niveau élevé de sécurité, il est toutefois nécessaire de respecter certaines bonnes pratiques pour une sécurité maximale. C'est pourquoi la FBF a publié un guide de la sécurité des opérations bancaires Mini guide Sécurité des opérations bancaires , et rappelle régulièrement les précautions d'utilisation. La FBF diffuse en outre tous les ans à l'approche de l'été un communiqué rappelant les principaux conseils pratiques à respecter pour un usage des moyens de paiement en toute sécurité.


Un taux de fraude très bas, même pour les paiements à distance

Le taux de fraude sur les paiements et retraits par carte enregistré en 2010 dans les systèmes français est de 0,074 %. Il est en légère augmentation par rapport aux années précédentes, après plusieurs années de baisse.



graphique - évolution du taux de fraude sur les cartes bancaires


Comme les années précédentes, plus de la moitié (56 %) de la fraude porte sur les transactions internationales, alors que celles-ci ne comptent que pour à peine 10 % de la valeur des transactions par carte enregistrées dans les systèmes français. (Source : Observatoire de la sécurité de cartes, rapport 2010).


Le taux de fraude sur les paiements à distance est en légère hausse en 2010 et s'établit à 0,262 % pour un montant de fraude de 100,3 millions d'euros (contre 0,252 % en 2008, pour un montant de fraude de 67,2 millions d'euros). Les paiements à distance, qui représentent 8,6% de la valeur des transactions nationales, comptent pour 62% du montant de la fraude (contre 57% en 2009), dans un contexte de croissance toujours soutenus du volume et de la valeur de ces paiements (+23,8% entre 2009 et 2010 en valeur).


Une sécurité renforcée pour les achats à distance

Les banques renforcent en permanence la sécurité des systèmes de paiement et des sites de banque en ligne.


Pour les paiements sur internet en particulier, les banques généralisent les dispositifs d'authentification forte dont l'efficacité est largement reconnue par les utilisateurs : pour 96 % des acheteurs en ligne, les dispositifs d'authentification à code non rejouable (code unique envoyé par SMS, généré par une calculette...) renforcent la sécurité des paiements sur internet1. Les banques équipent leurs clients porteurs de carte avec ces techniques de sécurisation depuis 2010. Elles nécessitent également l'implication des commerçants qui sont de plus en plus nombreux à se doter de ces solutions, et celle des clients pour activer les dispositifs.


Cette confiance dans la sécurité des systèmes des banques accompagne l'essor des pratiques bancaires sur internet : 80 % des internautes consultent le site de leur banque (75 % en 2010) et 43 % se connectent une à plusieurs fois par semaine. La connexion à un service de banque en ligne est jugée sécurisée par 75 % des internautes (+ 4 points en un an) 2.


La sécurisation des paiements sur internet s'appuie nécessairement sur le cumul de "solutions d'authentification renforcée" :

1. l'authentification de l'e-commerçant par sa banque via la mise en place de 3D Secure. En conséquence, l'e-commerçant bénéficie de la garantie du paiement.

2. l'authentification du porteur d'une carte par sa banque dans le cadre d'un paiement chez un commerçant 3D Secure. Pour cela, la Banque de France demande la mise en place de "solution d'authentification non-rejouable". Il s'agit d'un outil nécessaire à la banque pour gérer son risque.


C'est une directive européenne (DSP Directive sur les Services de Paiement), transposée en droit français, qui prévoit les délais. Le client a pour contester, à compter du débit en compte, un délai de :

- 13 mois pour un paiement dans l'Espace Economique Européen ;

- 70 jours pour un paiement hors de l'EEE. Ce délai peut être prolongé contractuellement à 120 jours.

4. Les cartes en Europe

La mise en oeuvre en Europe des spécifications EMV* (" Europay, Mastercard, Visa ") pour la carte à puce représente un enjeu majeur dans la lutte contre la fraude transfrontalière. Elle concerne non seulement les cartes elles-mêmes, mais aussi leurs dispositifs d'acceptation (terminaux, automates de paiement et de retrait) qu'il convient de migrer aux nouvelles spécifications pour pouvoir bénéficier d'un niveau de protection égal partout en Europe. Les banques européennes se sont engagées à achever cette migration pour fin décembre 2010, et malgré un léger retard, cet objectif est sur le point d'être atteint.


En France, la migration au standard EMV est quasiment terminée. Fin mars 2011, selon les statistiques établies par le Groupement des Cartes Bancaires " CB ", 100 % des cartes " CB ", 99,5 % des terminaux et automates, et 100 % des distributeurs automatiques de billets étaient conformes aux spécifications EMV. Le 0,5% restant de terminaux et automates, peu utilisés, seront migrés lors de leur remplacement normal.


Au niveau européen, selon les chiffres fournis par l'EPC 85,6 % des cartes interbancaires circulant au sein des 27 États membres de l'Union européenne étaient conformes à la spécification EMV à fin mars 2011. Pays par pays, la situation est toutefois contrastée.

1. Observatoire de la sécurité des cartes, juillet 2011

2. Enquête IFOP, juin 2011

*EMV est un standard international pour les cartes de débit ou de crédit à puce initié par le consortium EMVCo. Il apporte un niveau de sécurité beaucoup plus élevé par rapport aux cartes à piste, et s'inspire largement de la carte à puce CB originelle.

 
 
 
 
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