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Avril 2016

Mieux que des engagements, des actes

Les banques françaises ont fait du financement de l'économie, et en particulier des PME, leur première
priorité stratégique. Sont-elles au rendez-vous de cet engagement ? En réponse à ceux qui en douteraient, quelques chiffres valent mieux qu'un long discours.

La réalité est que les banques françaises n'ont jamais autant financé l'économie et prêté aux entreprises. Les crédits à l'économie ont cru de 4,1% en 2015 et la tendance se poursuit en ce début d'année. Nous venons de franchir le seuil des 2 100 milliards d'euros de crédits aux particuliers et aux entreprises, un niveau historique. S'agissant plus spécifiquement des PME, l'encours de crédits a progressé de 2% l'an dernier à 374 milliards d'euros. Les demandes des PME reçoivent une réponse favorable dans l'immense majorité des cas : 94% pour les crédits d'investissement et 84% pour les crédits de trésorerie. La France est le pays de la zone euro où la dynamique du crédit aux entreprises est la plus forte (présentation bilan financement 2015). Signe des temps, la médiation du crédit aux entreprises, instaurée en période de crise en 2008, a connu l'an dernier son niveau d'activité le plus faible avec seulement 3 000 saisines pour un tissu français de 3 millions d'entreprises de toutes tailles.

Nous devons nous réjouir de ces bons chiffres car ils démontrent que les banques font leur travail au service de l'économie. La mobilisation du secteur bancaire se mesure également à la qualité de la relation qu'il entretient avec les entreprises. Sa mission est aussi de travailler sans cesse à améliorer l'indispensable dialogue avec les dirigeants d'entreprises. Des engagements ont été pris en ce sens, ils sont tenus, mais il ne faut pas relâcher nos efforts dans ce domaine.

Notre Fédération y joue son rôle, en matière de pédagogie avec le site dédié aveclespme.fr et la publication de guides pratiques destinés aux professionnels. Nos 105 comités territoriaux multiplient les rencontres avec les PME et les TPE. C'est l'occasion de les écouter et de les inciter à pousser la porte de leur banque pour financer leurs projets. C'est ainsi que tous les jours, sur le terrain, se gagne la bataille du financement de l'économie.

Marie-Anne Barbat-Layani
Directrice générale de la Fédération bancaire française

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Nos Positions

Des taux bas à hauts risques dans la durée

Ils l'ont dit

Danièle Nouy, Présidente du Conseil de supervision de la Banque centrale européenne

Forum du Mécanisme de Supervision Unique, FBE Francfort, 6 avril 2016. "Les marchés semblent moins se soucier du capital que de la rentabilité des banques. Les superviseurs partagent cette préoccupation sur la rentabilité : les banques doivent de façon urgente adapter leurs modèles économiques".

FBF et média

L'Expansion

24/3/2016

La FBF débat avec Finance Watch

Invitée à débattre face à Christophe Nijdam, secrétaire général de Finance Watch sur le thème "Va-t-on vers une nouvelle crise bancaire ?", Marie-Anne Barbat-Layani réfute l’idée d’une crise similaire à celle de 2008. La réaction des marchés boursiers en début d’année s’explique avant tout par des facteurs globaux (chute des cours du pétrole, craintes des investisseurs d’un ralentissement de la croissance mondiale et des facteurs spécifiques aux banques : les taux bas et l'incertitude réglementaire). Marie-Anne Barbat-Layani souligne également l’efficacité des stress tests et les mesures spécifiques auxquelles sont soumises les banques systémiques, comme le TLAC. "Il ne faut pas confondre la taille d’une banque et le risque", insiste-t-elle : "en France les grandes banques n’ont pas posé de problème durant la crise financière".


L'Agefi Hebdo

24/3/2016

Les banques au coeur de l'industrie des paiements

A l’occasion du salon Pay Forum 2016 qui s’est tenu les 16 et 17 mars à Paris, Marie-Anne Barbat-Layani a réaffirmé le rôle central du secteur bancaire dans le développement des moyens de paiement. Dans une interview à l’Agefi Hebdo, elle a souligné que "la banque a une tradition d’innovation au service des clients. Le numérique crée une accélération". Quant à la concurrence que représenteraient les Gafa, elle a rappelé "qu’ils n’ont pas le même rôle que les banques. Ils ne sont pas soumis à la même règlementation ni aux mêmes normes et contrôles. Ils ne veulent pas non plus assumer les coûts règlementaires ou d’investissements liés aux paiements, historiquement portés par les banques. (…) Le paiement est intégré aux risques opérationnels : les banques mettent du capital en face".


Le Parisien

18/3/2016

Gérer son argent ? Un jeu d'enfant...

Dans le cadre de l’opération "J’invite un banquier dans ma classe", les élèves d’une école de Persan ont reçu dans leur classe Philippe Moron, directeur de 21 agences bancaires du Val-d’Oise. Après avoir expliqué son métier aux enfants, celui-ci a animé avec la maîtresse un jeu de plateau rassemblant les élèves par équipes. Pendant un peu plus d’une heure, ces derniers ont répondu à des questions sur l’épargne, la gestion ou l’utilisation de moyens de paiement. A l’issue de cette initiation ludique à l’éducation financière, la maîtresse dresse un premier bilan : "Les enfants ont souvent un rapport assez distant avec l’argent. Ils ont beaucoup d’envies et ne voient pas ce que représentent ces sommes. Là, ils se rendent compte que dépenser, c’est faire des choix".


Agenda

Avril
14

Conférence "Ethique ou Conduct" de Revue Banque : intervention de Frédéric Oudéa, Président de la FBF et de Marie-Anne Barbat-Layani, Directrice Générale de la FBF

Avril
15

Banque de France publication "stat info" accès des entreprises au crédit (T1 2016)

Avril
19

BCE : Enquête "Euro area Bank Lending Survey"

Avril
29

1ère conférence du Conseil de Résolution Unique : "Charting the course : making bank resolution work", Bruxelles

Mai
4

Fintech Summit, à Paris - intervention de Benoît de La Chapelle Bizot, Directeur Général Délégué de la FBF

Mai
12

1er colloque des écoles de la finance organisé par le Centre des Professions Financières à Strasbourg, avec la participation de Marie-Anne Barbat-Layani

Tweet du mois

Chiffre du mois

Le niveau global de #sécurité du système de #paiement ne doit pas être abaissé par de nouveaux acteurs #DSPE
@FBFFrance

1,97 % c'est le niveau historique le plus bas des taux de crédits immobiliers atteint en mars 2016 (source Observatoire Crédit Logement/CSA - 05/04/2016)