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03 février 2016

Interview de Frédéric Oudéa, président de la Fédération Bancaire Française, accordée à l'hebdomadaire Investir

Dans le cadre d'un dossier du magazine Investir, Frédéric Oudéa revient sur l'agenda règlementaire 2016 et sur les défis à venir pour le secteur bancaire. Extraits.

 

Réglementation bancaire : la lumière au bout du tunnel

Un cadre réglementaire en voie d'achèvement

Au terme de huit années de réformes intensives, Frédéric Oudéa estime que 2016 pourrait être l'année qui permettra de finaliser les dernières mesures : "Depuis plusieurs mois, le sentiment qu'on en a assez fait pour sécuriser le système bancaire international se diffuse (...) De nombreuses réglementations ont été déployées en huit ans, concernant à la fois la stabilité financières, les exigences en matière de capital et de liquidité, la mise en oeuvre de l'Union bancaire en zone euro et les mécanismes de résolution de banques en cas de difficulté".


Un agenda réglementaire encore chargé en 2016

Plusieurs débats importants doivent être tranchés cette année, comme par exemple la révision des modèles de calcul des risques des actifs bancaires. "Il s'agit de savoir si à chaque risque correspond le bon niveau de capital, explique Frédéric Oudéa. Le comité de Bâle a annoncé qu'il se fixait la fin de l'année pour réviser l'essentiel de ces modèles. Il a finalisé sa position pour le risque de marché. Reste encore à savoir quels seront les ajustements à réaliser pour le risque de crédit et le risque opérationnel. Par ailleurs, le Comité de Bâle a aussi préciser que le but de ce travail de révision n'était pas n'était pas d'augmenter significativement le montant global de capital du système".


Le défi de la rentabilité

Concernant les enjeux à venir pour le secteur bancaire, Frédéric Oudéa insiste sur le fait que "le choc réglementaire sur le capital est tel que cela tire naturellement la rentabilité du secteur bancaire à la baisse". Un défi qu'elles sont à même de relever pour Frédéric Oudéa : "Les banques sont passées d'un défi de solvabilité à un défi de rentabilité. (...) Je suis confiant dans leur capacité à continuer d'offrir un bon niveau de dividende aux actionnaires, même si la rentabilité sera probablement plus faible que pour la moyenne du Cac 40 (...) Il faudra attendre encore deux ou trois ans pour digérer les décisions prises et celles qui le seront dans les prochains mois, et avoir ainsi plus de certitudes sur le nouvel équilibre économique du secteur".

 
 
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