
Le taux de croissance de l'encours des crédits à l'économie par les banques françaises est de 5,3% (1) en 2011 (+ 4% en 2010), une évolution largement au-dessus de la croissance du PIB national et supérieure à la moyenne de la zone euro. Cela représente plus de 90 milliards supplémentaires pour l'économie française. Cette bonne performance résulte de la mobilisation des quelque 400 000 collaborateurs malgré un contexte complexe, marqué par de fortes incertitudes internationales et des évolutions réglementaires dans des délais accélérés.
L'encours des crédits aux ménages est de 1107 milliards d'euros à fin décembre 2011, soit + 6% en rythme annuel (+ 6,2% pour 2010). Les crédits immobiliers progressent de 6,8%, l'encours de crédit à la consommation augmente lui de 1,8 % sur un an. C'est le moindre recours au crédit renouvelable qui explique très largement le chiffre relatif au crédit à la consommation.
L'encours total des crédits accordés aux entreprises, 815 milliards d'euros à fin décembre 2011, évolue de + 4,4 % en rythme annuel (+ 1,2% en 2010). Les crédits aux investissements progressent de 5% et les crédits de trésorerie de 2,7%, des évolutions en amélioration par rapport à 2010 (respectivement + 5% et - 4,5%).
Les TPE/PME sont parmi les premiers bénéficiaires de cette évolution, avec une croissance de + 4,2% à fin novembre 2011 (2), sensiblement du même niveau pour les crédits court terme : +4,5%. Plus de 75% de ces crédits vont aux plus petites PME, les "micro entreprises", selon l'indicateur mis en place par la Banque de France.
Les dirigeants des principales banques françaises ont prolongé le dialogue avec les Pme, déjà engagé en 2009 et 2010 : ils sont allés, à nouveau, à la rencontre de plus de 1 300 chefs d'entreprises depuis décembre 2011, au travers d'un " tour de France " organisé par les Comités régionaux de la FBF. " Banque et PME, il est essentiel de se rencontrer pour parler ensemble et parler vraiment. La confiance durable est au centre de la relation Banque-PME ", a déclaré Frédéric Oudéa, Président de la FBF, lors de ces rencontres. Importance du dialogue, transparence réciproque et perspectives d'activités ont été au centre des questions.
En 2012, les perspectives de ralentissement économique ont des conséquences négatives sur les intentions de financement, pour les ménages comme pour les entreprises. La demande de crédit auprès des banques a été donc moins soutenue à la fin 2011.
Selon l'enquête semestrielle de conjoncture d'OSEO réalisée en novembre 2011, les PME prévoient globalement une année 2012 sans progression de leur activité, 21% redoutant une diminution. L'insuffisance de la demande, premier frein à l'investissement pèse un peu plus sur la décision d'investir (63%, en augmentation de 6% par rapport au semestre précédent).
De la même façon, les intentions des ménages de recourir à un nouveau crédit immobilier sont en baisse pour 2012 : 4% au lieu de 4,8% l'année précédente. (enquête de l'observatoire des ménages).
Malgré ce contexte difficile, les banques françaises ont les moyens de financer les projets de leurs clients : le financement de l'économie française est leur priorité.
(1) Banque de France, 27 janvier - données à fin décembre 2011
(2) Banque de France - Le chiffre correspondant pour l'ensemble de l'année 2011 devrait être connu dans les dix premiers jours de février
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