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11 janvier 2017

Marie-Anne Barbat-Layani "La capacité des banques à innover et s'adapter aux évolutions de la société fait partie de leur ADN"

La directrice générale de la FBF est intervenue à la convention annuelle du Centre des Professions Financières lors d'une table ronde sur le thème : "Renversons l'esprit d'immobilisme français !".

 

La convention annuelle du Centre des Professions Financières réunissait à Sciences Po de nombreux professionnels de la banque, de l'assurance, Fintechs mais aussi des enseignants et des chercheurs.


" Opposer les fintechs aux banques, l'agilité à la pesanteur n'aurait aucun sens. Nous ne sommes pas comparables et plutôt complémentaires. "


Le défi quotidien que les banques françaises ont à relever est qu'elles doivent " se bouger ", 7/7 et 24/24 pour leurs 70 millions de clients aussi nombreux que différents par la variété et l'hétérogénéité de leurs besoins. Nos clients sont épris de nouvelles technologies, avides de rapidité et de réactivité et doivent être servis à qualité constante et en toute sécurité (8/10 utilisent les outils digitaux proposés par les banques pour consulter leurs comptes, mais seuls 21% des Français sont aujourd'hui disposés à remettre leurs identifiants bancaires à un établissement de paiement autre qu'une banque - Observatoire de l'Image des banques BVA, septembre 2016). Nous gérons 20 milliards d'opérations de paiement et accordons 500 milliards de nouveaux crédits par an... Pour gérer tout cela, nous avons en France une industrie bancaire puissante pourvue de méthodes et de process solides soutenues par des équipes compétentes à haute valeur ajoutée.


Notre défi quotidien et permanent c'est aussi la mise en oeuvre de la réglementation, qui est un cadre essentiel pour l'ensemble de nos clients. Mais contrepartie de ce cadre plus de la moitié des investissements des banques en IT concerne les questions réglementaires (prudentiel, conformité, lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme ...)



" L'immobilisme au sein de notre secteur nous est inconnu, sinon nous aurions disparu depuis longtemps de la scène internationale ".


Depuis toujours, l'innovation est inscrite dans l'ADN des banques. Les fintechs n'ont pas le privilège de l'innovation.


La capacité des banques à s'adapter aux évolutions du monde fait d'ailleurs partie de leur ADN. Comme en fait partie une culture de l'innovation qui leur a permis de toujours être à la pointe de l'utilisation des progrès technologiques, que ce soit, pour ne prendre que les exemples les plus connus, avec les distributeurs de billet, les cartes de crédit à puce ou les opérations en ligne. De longue date, les premiers acteurs de la digitalisation et de l'automatisation pour les clients sont les banques elles-mêmes.


La banque d'aujourd'hui est d'ores et déjà largement digitale. Elle s'est engagée dans la construction de l'offre intégralement multi canal qu'attendent les clients et qui répond à l'évolution de leurs modes de vie. Les clients veulent pouvoir disposer d'un accès à tout, choisir à chaque moment de leur vie par quel canal, y compris le contact physique, ils voudront être contactés ou à travers lequel ils nous contacteront. Et c'est déjà ce que leur proposent les banques.



" Depuis toujours, les banques adoptent les innovations utiles à leurs clients "


Les banques se réjouissent des avancées apportées par des Fintechs innovantes au profit de leurs clients car nous avons tous besoins d'idées nouvelles et des possibilités qu'elles ouvrent. Les banques ont toujours adopté tout ce qui est bon pour leurs clients, tout ce qui leur facilite la vie tout en continuant à leur garantir une sécurité maximale.


Les grands groupes bancaires ont pour la plupart d'entre eux mis en place des structures pérennes de collaboration avec les start-up. Ces partenariats permettent d'améliorer toute l'industrie financière et d'ouvrir des opportunités nouvelles au bénéfice des clients.


Les Fintech, pour leur part, y gagnent de puissantes capacités de développement en s'appuyant sur des structures qu'elles ne seraient pas en mesure de construire, et en bénéficiant d'une capacité de sécurisation des clients : une enquête du groupe canadien de services IT CGI, auprès de 1 670 consommateurs dans huit pays, montre que la sécurité est leur première préoccupation et que l'écrasante majorité d'entre eux aimeraient que le service proposé par une Fintech leur soit fourni par des banques, lesquelles continuent à bénéficier d'un puissant " capital confiance ".



" L'innovation doit se faire dans un cadre contrôlé de règles, sinon on casse la confiance, et sans confiance tout s'arrête "


La règlementation n'a pas pour effet de protéger les banques. Le rôle de la règlementation est de protéger les clients.


Les banques ne transigent pas avec la sécurité. Or la règlementation de ces dernières années a permis l'émergence de nouveaux acteurs qui peuvent désormais interagir avec les clients et les banques. Ils ont pour la plupart d'entre eux des fonds propres très limités et une couverture financière qui ne leur permet pas de couvrir les risques induits par leur activité.


Le niveau de sécurité d'un système se situe au niveau de son maillon le plus faible !


La règlementation européenne a trouvé la parade. Pour protéger le client de ces risques potentiels, elle fait porter la responsabilité sur la banque. La règlementation doit s'attacher à préserver la sécurité des clients et la sécurité du système dans son ensemble.



" A même service même règlementation ! "


Peut-on imaginer accorder un statut particulier à une entreprise dans le simple but de lui permettre de se développer et de prendre des parts de marché alors que les acteurs en place supportent le coût total de la règlementation ? Ce n'est pas conforme aux règles de la concurrence.

 
 
 
 
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